MILA

1 octobre 2016

premiere-couv-mila
Bande annonce

Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic : l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire.
Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude : je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices :
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante,
Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie :
M I L A

Recevoir un livre dédicacé

3 commentaires

  • Sideara pour "Le plaisir de lire" 8 décembre 2016 à16 h 42 min

    J’ai rencontré Mila et Dominique Durand par hasard. L’auteur Vendéen, région où je réside depuis peu, m’a tout de suite séduit en me parlant de ses livres, et j’ai trouvé la couverture de Mila absolument magnifique.

    Pour rentrer dans le vif du sujet, j’ai trouvé le narration très, très bonne. Lorsque je suis rentré chez moi l’après-midi même, je me suis posé et ai lu les premières pages de Mila. La première page finie, j’ai regardé ma compagne, lui ai tendu le roman, et lui ai demandé de lire la première page. L’introduction d’abord, part d’une très bonne idée de mise en scène, et accueille tout le phrasé poétique de l’auteur. Une fois finie à son tour, elle m’a rendu le roman avec le regard du “ouais, ça part très bien !”
    Dans l’ensemble, je n’ai absolument rien à reprocher à la plume de Dominique Durand, qui a su me faire vivre cette histoire, et à m’évoquer des tas de choses dans ses descriptions.

    J’ai trouvé l’histoire originale. Je ne me souviens pas vraiment avoir déjà lu quelque chose qui ressemblait de près à Mila, et ç’a été une agréable découverte. J’ai bien aimé la montée en puissance du récit et de la tension, avec quand même des passages plus calmes, où les personnages sont approfondis. L’idée d’insérer une touche de fantastique dans cette romance est vraiment très bien amenée, et j’ai adoré. D’ailleurs, je trouve qu’on peut même se poser la question “n’est-ce pas plutôt une touche de romance qui a été intégrée dans une historie fantastique ?“.
    Je ne me suis pas ennuyé une seule fois dans ce roman de presque 400 pages, d’autant que l’histoire, même avec le côté fantastique qui survient, est crédible ! Et ça ne la rend que plus appréciable. Tout ce qui est raconté m’a paru réel et surtout possible, ce qui aide forcément à se sentir dans le récit.
    De plus, une grande partie de l’intrigue se déroule en France, et ça fait du bien ! D’autant que le livre arrive à nous faire voyager tout en parlant des régions que l’on connait. Par la suite, c’est vrai que l’histoire se déporte ailleurs, mais dans des pays peu représentés, ce qui est vraiment un bon point.

    Les personnages, eux, sont également bien fichus. Certes, il n’y en a pas beaucoup. Mais mieux vaut des personnages intéressants peu nombreux, que pléthore d’inutiles. François Marchal et Mila Ranjina sont attachants. Très distants au début – surtout Mila – puis de plus en plus parlants. Ces deux personnages sont très réussis, et leurs histoires respectives sont intéressantes. Les autres personnages, plus secondaires, sont peut-être un peu enfermés dans des archétypes, mais ils sont, justement, secondaire, et la puissance dégagée par les principaux occulte merveilleusement ce défaut.

    Pour finir sur un point non pas négatif, mais mitigé, j’ai été surpris de voir que la fin de l’histoire se trouvait à une cinquantaine ou une soixantaine de page de la fin du livre. Les pages restantes montrent la suite directe et chronologique, mais part sur une autre intrigue, totalement à part de la première, et surtout qu’on avait pas forcément vu venir. Mitigé ai-je dit, car si cette nouvelle intrigue est intéressante, j’ai trouvé qu’elle perdait légèrement en saveur car pour moi l’histoire était terminée. D’autant que cette nouvelle intrigue aurait pu peut-être s’imbriquer à la fin de l’intrigue principale, histoire qu’il n’y ait pas “deux fins” un peu distinctes.
    J’en ai parlé avec l’auteur récemment ,qui m’a expliqué son point de vue sur le sujet, et que je respecte évidemment. Il n’empêche que je reste toujours un peu mitigé sur cette idée, qui, je le rappelle, et toujours bien intégrée, et parfaitement écrite !

    Terminons sur une petite anecdote : j’ai offert, avec ma compagne, Mila à beau-papa pour son anniversaire, c’est pour dire si j’ai aimé !

    Passage du livre, sans révélations

    J’ai choisi ce passage, court, qui m’a beaucoup plu par son phrasé poétique, et qui intervient alors que François erre dans les méandres de son esprit :

    “Là, dans cette nuit de doute, une lueur jaillit juste derrière moi. Une frêle silhouette. Une illumination. Une déesse. Elle représente la pureté à l’état brut. Il est encore impossible de distinguer ses traits, mais elle n’est que lumière.
    Que lumière.
    J’ai envie de m’étancher de son éclat, de me nourrir de son reflet. Je n’avais jamais éprouvé de telle sensation. Je ne la connais pas, mais sais déjà qu’elle m’est indispensable. Que deviendrais-je sans elle ? Elle est la perle rare, le joyau interdit. Elle possède la clé de mon âme. En cela, elle est tourments, elle est félicité. Elle est douleur, elle est onguent. Elle est nuit, elle est jour. Elle est l’ombre et la lumière. Elle est noire, elle est blanche. Elle est le froid, elle est la flamme, le côté pile, le côté face, le Yin et le Yang : elle représente l’harmonie, celle dont j’ai tant besoin. Oui, elle seul peut me l’offrir.”

    Les plus et les moins

    Les Plus
    – Histoire originale
    – Très bien écrit, vraiment !
    – Un récit réaliste !
    – Mila et François, humains, attachants
    – Cocorico pour l’auteur et le lieu de l’intrigue !
    – Le reste de l’intrigue se passe dans des pays “atypiques“
    Les Moins
    – L’intrigue supplémentaire à la fin
    – Des personnes secondaires un peu trop secondaires

    Conclusion

    Très bonne surprise ! Et pour répondre à l’interrogation de Dominique Durand sur la dédicace qu’il m’a faite : “Oui, Mila a été de très, très bonne compagnie, et je vous en remercie“.

  • Jonathan 20 décembre 2016 à23 h 09 min

    Eh oui, c’est à cette période de fêtes de fin d’année que j’ai terminé ton dernier ouvrage, et quelle tristesse de me retrouver à Noël sans possibilité d’acheter un de tes romans !!! J’aimerais recevoir un cadeau aussi beau, aussi aventurier, qui m’accompagne autant dans mes rêves que ta délicieuse « Mila » !

    Que dire… Les personnages, tout d’abord, le plus important dans cette histoire selon moi. Certes, il y en a plusieurs de secondaires, le docteur, la fille du protagoniste (hum hum, je n’en dirai pas plus), les autorités, les scientifiques, les boulangers, Gilles… Mais ils ne sont pas trop développés, et c’est une bonne chose à mon goût : tu t’es en effet tellement consacré aux deux personnages principaux, François et la fabuleuse Mila, que je ne me souviens pas avoir déjà rencontré de personnages (ou même de personnes réelles !) aussi profonds, aussi beaux, aussi touchants et humains qu’eux.

    Je trouve ce couple tout bonnement incroyable. J’ai l’impression de les avoir connus, j’ai l’impression d’avoir vécu avec eux, à travers eux, leur effroyable et sensationnelle aventure. Je te le redis, je n’ai jamais rencontré de personnes aussi belles que tes personnages. Si bien qu’en renfermant ce livre (et je parle bien de chaque fois où j’ai arrêté ma lecture, pas seulement à la fin du livre), je ne ressentais que de la frustration, de la tristesse, quelque chose de mélancolique, car oui, une bonne fois pour toutes, la réalité paraît plus terne et fade que « Mila » !
    Encore une fois, je t’avais déjà fait le coup pour une de tes précédentes histoires, je trouve que tu es très mauvais et très cruel de nous imposer ça… Quel bonheur de rouvrir le livre au chapitre où nous en étions rendus, mais la frustration est encore plus puissante lorsqu’on le quitte ! Combien de fois ai-je dû me coucher très tard car il m’était impossible de reposer cet ouvrage, combien de fois ai-je pensé à François et Mila dans la journée, combien de fois ai-je rêvé de les retrouver (ai-je rêvé d’eux la nuit aussi !), et combien de fois ai-je lu clandestinement au travail (chut) !

    François est humain et bon, il est tout à faire ordinaire avant son accident, et c’est toujours ce qui fait ta marque de fabrique que j’aime tant. Il est aussi farouchement opposé à ce qu’on fasse du mal à ceux qu’il aime, il recherche insatiablement la vérité, et je l’admire pour cela. Mais Mila est si envoûtante… C’est un enfant, c’est une véritable femme, elle est innocente, elle est provocatrice, elle est dangereuse et insolente, mais c’est une personne tellement belle psychologiquement… J’espère que ça restera entre nous, mais je suis tombé amoureux d’elle… (Heureusement qu’elle reste de fiction…)

    Regarde comment je parle de tes personnages ! J’admire François, j’aime énormément Mila… C’est n’importe quoi, ils ne sont pas réels ! Ils vivent à travers moi comme s’ils l’étaient, pourtant ! Il va falloir que je fasse attention… Tu es tellement doué que tu crées l’illusion. On a l’impression d’avoir véritablement vécu cette aventure alors que pourtant… tout sort de ton cerveau !

    Je t’ai beaucoup comparé à Hergé dans ma tête pendant ma lecture. Je reviens à ce que je disais au début, les personnages secondaires sont un peu mis de côté, car dans cette aventure incroyable, pas besoin de fioritures, pas de superflu, uniquement l’histoire de ce couple, de ces deux âmes si belles et importantes. Je ressentais la même chose qu’en lisant Tintin au Tibet, pas de professeur Tournesol, pas de Castafiore, uniquement Tintin et Haddock, les deux piliers de la saga. Et comme dans Tintin au Tibet, tu n’as pas vraiment créé de méchant, chacun est obligé d’agir comme il agit, il n’y a que des gens qui font leur devoir. Ainsi, la psychologie de François et Mila est ce qui compte, et tu as tout très bien réalisé.

    De mon côté, je serai aussi clair et concis que toi. Je ne vois rien d’autre de plus important dans ce roman que les personnages, comme je viens de le dire, et tout simplement… l’histoire. Et quelle histoire ! Quelles péripéties !

    J’avais l’impression de regarder un thriller angoissant, stressant, charmant, humoristique parfois, et bien sûr une histoire d’amour d’anthologie. N’ayons pas peur de le dire, tu as réuni tout le grand cinéma international en un seul livre ! Tout ce qu’on fait de mieux en France, la comédie et les films d’auteurs psychologiques, tout ce qu’on fait de mieux aux USA, le thriller et le fantastique, tout ce qu’on fait de mieux en Corée, ces recherches poussées dans chacun des sujets que tu abordes, tout ce qu’on fait de mieux en Italie, les descriptions d’un monde plus beau que la réalité, et tout ce qu’on fait de mieux en Angleterre, ce petit côté décalé et fou dans l’attitude de Mila.

    La première partie, on se retrouve dans une prison aux barreaux dorés, dans ce piège que les autorités ont tendu à François. Il est tout juste sorti du coma et le monde s’acharne sur lui. Ensuite, il part à l’aventure pour sauver Mila, alors qu’il n’est même pas certain de son existence. On a peur pour lui, on angoisse, et on ne peut s’empêcher de se dire qu’il est fou ! Mais non, c’est un homme tout à fait sensé… Incroyable… Petite mention spéciale à ton idée de la Trimétine. Quel beau petit clin d’oeil à ses fabuleux pouvoirs qui sème le doute dans l’esprit de François. En effet, c’est l’insistance sur le besoin de prendre ce médicament qui le lance dans cette aventure. C’est un petit détail qui devient une magnifique idée.

    La deuxième partie, les fugitifs sont lancés dans un road trip digne de la Grande Evasion. C’est la plus longue partie du roman, et ma préférée. Très bonne idée aussi que ces débuts de chapitres annotés de dialogues entre Mila et François à Erdeven. Peut-être que ça aurait été fastidieux et que ça aurait cassé le rythme que de lire de très longs dialogues sur l’apprentissage de Mila et son retour à la raison. Tu as très bien fait de faire ce choix je trouve, on a l’impression d’avoir vécu ces quelques temps d’accalmie avec eux alors que pour nous, tout a toujours été palpitant !

    La quatrième partie, plus courte, nous amène dans le monde du soldat Ryan. C’est vrai, tu as raison, un tel pouvoir ne peut rester cloîtré dans son hôte, il doit sortir ! Il aurait été dommage de laisser Mila vivre sa vie égoïstement, elle devait sauver quelques vies. Tout ceci est très justifié, et quel stress encore une fois alors qu’elle est confronté au danger… Pourtant, nous le savons, elle ne risquait rien, si puissante qu’elle est. C’est aussi une de tes marques de fabriques de relancer l’action après la grande quête principale. Ainsi, je m’attendais à cette autre petite aventure, plus courte, mais finissant l’histoire sur une très bonne péripétie.

    Mais quelle ne fut pas ma surprise quand il y a eu cette cinquième partie ! Je ne m’y attendais pas du tout, et là, je me suis senti trahi. Moi qui adorais Mila, qui m’imaginais avoir pris soin d’elle de la même manière que François, qui pensais être un de ses compagnons d’armes, je la vois sous un autre angle. Comme son futur mari, je découvre qu’elle est finalement un imposteur ! Quelle… !

    Bien heureusement, tu as offert une fin heureuse à ces deux personnages, et je t’en remercie. Je n’aurai jamais pu survivre à un couple brisé ou une disparition subite à la fin de cette superbe aventure ! (Je crois bien que j’aurai tenté de t’agresser… Fais attention à tes prochains romans !)

    Voici donc ce que je pense de « Mila ». Je n’ai pas du tout été déçu, moi qui ai tout de même une petite appréhension chaque fois que je pense à tes anciens romans… « Et si le nouveau n’était pas si bon ? » Eh bien non ! Jamais jusqu’ici ! (Je ne veux pas te mettre la pression non plus…)

    Il me vient une question : as-tu déjà envisagé de faire une suite à l’un de tes romans ? C’est maintenant que je me dis que, vraiment, Mila et François pourraient vivre d’autres aventures, sans forcément aborder vraiment le thème du magnifique petit clin d’oeil de la fin (Bravo pour ça ! Fin très mignonne et qui m’a gratifié d’un grand éclat de rire de compassion pour les parents.), mais parce qu’il y aurait tellement à dire… J’avais déjà ressenti ça avec Esther, qui pouvait à mon avis continuer son parcours avec de nombreux succès. D’ailleurs, Mila pourrait bien s’entendre avec elle, je pense !

    Félicitations donc, bravo même. Très belle histoire, je suis à court de mots pour en parler !

    Autre chose de complètement différent qui m’a fait penser à toi. Je lisais récemment une thèse de Christopher Vogler, écrivain ayant travaillé sur de nombreux films renommés, notamment chez Disney, Warner ou Lucasfilm. Celle-ci s’appelait « The Writer’s Journey », traduit en français par « Le Guide du Scénariste » (mauvaise traduction à mon avis, ce n’est pas seulement pour les scénaristes mais au contraire bien pour les écrivains) et décrivait de manière très technique de quelle manière était construite une histoire. Je ne sais pas si tu connais, mais c’est basé sur les anciens contes et légendes (donc les premières histoires du monde) et cela explique que chaque histoire est basé sur le même schéma. Même si je pense que tout doit être modulable, c’est assez intéressant à lire, et c’est vrai que toute histoire peut y être ajustée. D’après ce que j’y ai lu, « Mila » aussi.

    Voilà, merci beaucoup Dominique pour cette histoire surprenante et merveilleuse, et merci pour ta gentille attention en ce qui concerne la dédicace qui maintenant devient coutume ! Je t’en suis très reconnaissant et ça me touche beaucoup. (Lire son nom à la fin d’un livre qui vous a tant marqué, quelle émotion !)

    Je remercie moi aussi ta famille qui te permet donc visiblement de vivre dans un environnement favorable pour la création. Ils te font faire de si belles choses 🙂 !

    J’espère que tu passeras de bonnes fêtes. J’attends ton prochain roman avec impatience, et ce serait une joie de te revoir à un futur marché de Noël, ou autre !

    (PS : très belle couverture qui nous permet de mettre un visage sur la personne magique qu’est Mila.)

  • Joël 7 janvier 2017 à11 h 38 min

    Quelques mots sur MILA : Je ne suis pas un fan de fantastique, quant au roman policier n’en parlons pas. Mais je connaissais déjà la qualité d’écriture de Dominique. Alors en commençant MILA j’avais encore une appréhension. Mais pourquoi au bout de 50 pages, j’étais scotché? le style de présentation des chapitres, l’histoire, la manière qu’a Dominique de nous amener dans son monde littéraire… Tout cela a fait que je n’ai pu que m’accrocher chaque jours au chapitre suivant. Que de rebondissements, quel esprit en constante recherche, l’histoire est digne d’un grand film à suspens. jusqu’au bout, j’ai voyagé à la fois dans l’histoire et dans son monde parfois scientifique et très documenté. Je pourrais dire encore plein de choses agréables sur le style, la tournure du texte, la précision des détails…bref je ne veux pas cher Dominique occuper ton site exagérément. Pour finir lisez MILA, c’est superbe, on a l’impression d’être dans un univers plein d’images et d’actions. Jusqu’à la dernière page, le lecteur est maintenu dans ce monde. MILA, ce n ‘est pas un roman, c’est une belle aventure littéraire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *